Exposition photo « La guerre des panaches/Antler Wars »

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Communiqué de presse Exposition photo « La guerre des panaches/Antler Wars »

Montréal 29/09/16. À l’aube de l’ouverture de la chasse à l’orignal au Québec, le reporter et photographe Nicolas Mesly lance son exposition photo « La guerre des panaches/Antler Wars » au bistro culturel Espace Lafontaine. Cette exposition inédite, en plein cœur de Montréal, est à l’affiche jusqu’au 13 novembre et lève le voile sur une choquante réalité sévissant dans la forêt gaspésienne.

En 1976, le premier ministre du Québec, René Lévesque, abolissait les clubs privés de chasse et pêche, en majorité détenus par des intérêts américains, pour remettre la forêt publique entre les mains des Québécois. Trente-cinq ans plus tard, des gangs de chasseurs se livrent entre eux une guerre larvée et refoulent sans vergogne les « étrangers », afin de s’approprier ces giboyeux territoires où l’orignal, le plus gros cervidé d’Amérique du Nord, constitue l’ultime trophée.

Publié dans le magazine L’actualité, le reportage « La guerre des panaches » a remporté le Prix du journalisme en loisir octroyé par le Conseil québécois du loisir en 2012. L’histoire, reprise par le Globe and Mail, a bénéficié d’une couverture nationale et fait l’objet d’un reportage télé d’Enquête, l’émission phare d’affaires publiques de la Société Radio-Canada.
« Rien n’a changé dans les bois. On parle toujours d’accaparement du territoire », explique Gilles Huppé, président de la Table régionale de la faune du Bas-Saint-Laurent, une organisation qui tente de civiliser la forêt. Incendie de campements, destruction de miradors, barrages routiers, affichage de pancartes menaçantes et intimidation sont monnaie courante. Depuis 2011-2012, quelque 553 actes illégaux visant à faire obstacle au droit de chasser ont été rapportés au ministère québécois des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP). La palme des plaintes revient à la région Gaspésie-Iles de la Madeleine, suivie de celle du Saguenay-Lac-Saint-Jean, mais le conflit couve aussi jusqu’en Abitibi-Témiscamingue.

Chaque année, au Québec, les activités cynégétiques entraînent des retombées économiques estimées par le MFFP à plus de 300 millions $. Et la chasse à l’orignal, avec en moyenne 25 000 bêtes abattues, représente à elle seule 40 % de cette somme. Mais les conflits qui règnent dans la forêt viennent saboter cette activité, chère à quelque 285 000 chasseurs québécois et plusieurs milliers d’étrangers venus des États-Unis et d’outre-mer. Le MFFP rapporte ne pas avoir augmenté le nombre d’agents de protection de la faune, 380, depuis 2010.

Lors du lancement de l’exposition, le 28 septembre à 18 h, le reporter et photographe fera le point sur l’état des lieux, en plus d’annoncer deux autres reportages percutants.

Qui est Nicolas Mesly?
Nicolas Mesly est reporter et photographe indépendant, agronome, et couvre les enjeux agroalimentaires et environnementaux autour du globe. Ses reportages de fond et son travail photographique sont publiés dans The Globe and Mail, Country Guide, L’actualité, Québec Science, Le Coopérateur agricole, Le Bulletin des agriculteurs, La Terre de chez nous, France Agricole, etc. Les associations de presse canadienne ont récompensé ou honoré son travail à plus de 25 reprises. Également conférencier et animateur, Nicolas Mesly est trilingue : français, anglais, et espagnol.

www.nicolasmesly.com
Contact : 438 992 7727

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