EXPOSITION : De la société des animaux, Ann McCall, Paule Mainguy et Francine Potvin

EXPOSITION : De la société des animaux, Ann McCall, Paule Mainguy et Francine Potvin

28 février 2018 - 25 mars 2018 - Toute la journée

Sur les heures d’ouverture du bistro : mercredi au vendredi, de 11 h à 17 h / samedi et dimanche, de 10 h à 17 h
Exposition pour toute la famille
Gratuit

Vernissage : jeudi 1er mars 2018, 17 h / Entrée libre
Venez rencontrer les artistes Ann McCall, Paule Mainguy et Francine Potvin

L’humain a toujours été fasciné par la faune, sa beauté, son intelligence et sa diversité. En effet, les animaux semblent être les détenteurs d’un secret extraordinaire que l’humanité aurait perdu au fil du temps. Ils mènent, semble-t-il, une vie parallèle à la nôtre et pourtant nous sommes incontestablement liés. Cette relation est difficile et antagonisante teintée par des sentiments oscillant entre la méconnaissance-méfiance et le respect-admiration. Le moins que l’on puisse dire c’est que nos relations avec les animaux sont de plus en plus difficiles puisque nous occupons et nous occuperons toujours le même territoire.

Cette exposition d’estampes permet le synchronisme de trois imaginaires logés à la même enseigne d’un univers où l’animal est roi. C’est une célébration de cette beauté animale, un témoignage de notre relation fragile, ténue, furtive et pourtant indissociable d’avec la société des animaux.

Ann McCall
Tout au long des années de sa pratique artistique, Ann McCall s’est concentrée sur la représentation de la nature et de la terre. Depuis 2016, on retrouve des animaux dans son imagerie témoignant ainsi de ses préoccupations pour la nature. C’est dans ses fréquentes excursions dans les bois ici au Québec qu’Ann McCall trouve son moyen d’expression. Pour transmettre toute la richesse des émotions qu’elle ressent envers la terre, les animaux, les arbres et les forêts, elle entretient des liens étroits avec les matériaux qu’elle a sous la main. C’est par la sérigraphie imprimée sur papier japonais, technique qu’elle privilégie particulièrement pour cette série, que sont créées et recréées les différentes formes qui composeront ses estampes. Le processus est long – ce qui lui laisse le temps d’entrer en symbiose avec l’image, les matériaux et, par-dessus tout, avec le résultat qu’elle veut obtenir.


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Paule Mainguy
Par le biais de la taille douce, Paule Mainguy elle, essaie de traduire sur cuivre, plus particulièrement en eau forte et en aquatinte, la beauté et la diversité des oiseaux de nos forêts et de nos villes. Son souci premier est de montrer que ces êtres vivants incarnent une poésie pure, simple et naturelle.


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Francine Potvin
Francine Potvin, dont le travail gravite autour de la botanique, propose ici une incursion du côté de l’animalier avec une série de linogravures en noir et blanc. Les petits mammifères qui peuplent sa cour arrière dans les Cantons-de-l’Est deviennent le sujet de ce bestiaire réalistico-imaginaire. L’animal et la plante s’y rencontrent ; des adventices et des fleurs séchées utilisées comme caches botaniques créent des motifs d’une joyeuse exubérance visuelle. Les bêtes de cette série sont parfois couronnées ; pourtant leur royaume rapetisse à vue d’œil au fur et à mesure que les habitats naturels disparaissent au profit de l’Homo sapiens.


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